Archibald EMOREJ
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2 décembre 2011

Archibald EMOREJ
« Je lis en ce moment, entre autres, Clausewitz, De la guerre. Bizarre façon de philosopher, mais excellente quant au fond. À la question de savoir s’il faut parler d’art ou de science militaire, la réponse est que c’est au commerce que la guerre ressemble le plus. La bataille est à la guerre ce que le paiement est au commerce, même si, rare dans la réalité, on a besoin d’y recourir que rarement, tout cependant y tend et, à la fin, il faut bien qu’il ait lieu et c’est lui qui décide. » - Lettre d’Engels à Marx, 7 janvier 1858. Conséquence de l’Usure : À Poil ! La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens expliquait Clausewitz dans son livre De la Guerre. Le commerce, lorsqu’il a supplanté la politique, l’a phagocyté, noyauté, digéré, et finalement contrôle totalement cet ersatz de (...) Lire la suite »
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10 novembre 2011

Archibald EMOREJ
Sur qui pèsent l’austérité /solidarité ? Tout l’effort de guerre repose, comme toujours, sur la classe travailleuse. Une guerre économique que le monde réel livre au monde fictif de la finance. Monde fictif basé sur l’intérêt, sur l’agio, sur la rente, création de valeurs abstraites, dont le poids et la charge sont à la bonne discrétion des détenteurs d’un capital, du Capital. Et même s’ils n’ont dans la réalité qu’un capital numérique, tout aussi abstrait, le pouvoir absolu des banques, tout comme une tyrannie produit ses propres lois et légitime son illégalité, leur permet de reproduire à l’infini les formes et la quantité d’un Capital inexistant ainsi que les mécanismes d’oppression et d’acceptation de cette oppression. Rien de neuf. Les forces du Capital obligent les gouvernements à la solidarité. Les (...) Lire la suite »
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20 mars 2011
Piste de réflexion et de travail pour les camarades, et les autres, sur la Guerre annoncée en Libye.
Archibald EMOREJ
La nuit a dû être chaude dans les cafés prestigieux du boulevard Saint Germain. C'est la guerre, enfin, et Glucksmann et Bernard-Henri Levy, habitués déjà à chauffer les peuples aux côtés des Contras, les tueurs et les violeurs, avec Reagan et Videla, contre le Nicaragua Sandiniste, habitués déjà à se battre contre le même Kadhafi pendant l'expédition mitterandiste au Tchad, habitués déjà en Bosnie, en Croatie, en Géorgie, en Afghanistan, etc, etc, donc très habitués à légaliser l'envoi de tonnes de bombes démocratiques sur les peuples, ces gens-là fêtent autour d'une bonne coupe de champagne leur droit onusien à une nouvelle expédition. La nuit a dû être chaude dans les palais princiers d'Arabie Saoudite. C'est la guerre, enfin, la révolte au Bahreïn écrasée par leurs troupes, la fructueuse diplomatie a placé (...) Lire la suite »
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13 octobre 2010

Archibald EMOREJ
La stratégie du choc, qu'est-ce donc ? Fruit des militaires français, intellectuels s’il en est, englués dans la guerre anti-subversive en Algérie, cette stratégie n'est autre que la dialectique de la torture et sa synthèse dans la mise en pratique de l'adage la fin justifie les moyens. Victorieuse mais défaite par le pouvoir politique d'un général, la stratégie a traversé toutes les mers et de Santiago du Chili à Abou Ghraib, sans se perfectionner plus que la simple question des curés du Moyen-Âge, elle est devenue l'art de tous les généraux, la seule méthode pour casser tous ceux qui pensent autrement et le font savoir. La forme humaine, lynchée, battue, privée de tout, réduite à rien, abjure et avoue même le plus improbable pour que s'arrête la douleur, seule alternative à la mort qu'on lui refuse. (...) Lire la suite »
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10 août 2010

Archibald EMOREJ
En ce 7 août 2010, la Colombie fête le départ du “meilleur président que le pays ait jamais connu”, comme se plaisent à marteler tous les médias sur tous les tons. C'est une date que sûrement l'histoire effacera même si pour l'heure la fête nationale du 7 août semble, elle, s'effacer devant les hourras qui accompagnent la retraite de l'enfant prodigue. Il est pourtant un autre anniversaire, hasard du calendrier, que votre serviteur préfère vous rappeler. C'est avec émotion mêlée de rage que l'on commémore un bien plus triste événement, celui de l'assassinat il y a onze ans de Jaime Garzón, humoriste à la dent acéré, Colombien défenseur des droits de l'Homme et patriote populaire. Et le temps n'y pourra rien, nous serons toujours tristes. Un des ses derniers sketchs (1) parodiait un professeur fou furieux (...) Lire la suite »
3 juin 2010

Archibald EMOREJ
Un peu plus sur les candidats. On passera comme un ouragan sur Juan Manuel Santos, que dire de plus que ne mentionne l'article du compagnon Serge Charbonneau ? (1). Rien. Ou ces quelques casseroles que Santos traine et qui ne l'empêchent pas d'être l'imbattable candidat à la succession de son maître. Les « Falsos Positivos », c'est grâce à lui. Terme fort mal choisi pour parler d'assassinats et de trucages sordides. En tant que ministre de la défense du gouvernement Uribe (juillet 2006-mai 2009) Santos a en effet mis en place une politique de prime pour chaque tête de guérillero... de l'argent et des jours de permissions contre du sang. Légalisant et payant cette vieille coutume qui consiste à déguiser tout ce qui bouge en partisan de l'insurrection, on ne peut pas parler de cas isolés lorsque la (...) Lire la suite »
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7 mai 2010

Archibald EMOREJ
Elle a échappé de peu à des tueurs aux ordres des paramilitaires Elle dit que la mort est une possibilité, acceptée comme prix à payer pour la liberté et l’émancipation du peuple.
Loin de tout, deux bureaux de vote, des lieux fantômes depuis plus de dix ans d’où sortent malgré tout à chaque élection des bulletins qui ravissent le président Uribe.
Des centaines de kilomètres de jungle pour aller à la réunion des campesinos. Sur la route, des, os blanchis des victimes sans sépulture du paramilitarisme.
Le témoignage que vous allez lire raconte une Colombie dont nos médias nous parlent peu.
LGS.
Loin de tout, deux bureaux de vote, des lieux fantômes depuis plus de dix ans d’où sortent malgré tout à chaque élection des bulletins qui ravissent le président Uribe.
Des centaines de kilomètres de jungle pour aller à la réunion des campesinos. Sur la route, des, os blanchis des victimes sans sépulture du paramilitarisme.
Le témoignage que vous allez lire raconte une Colombie dont nos médias nous parlent peu.
LGS.
CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DU CATATUMBO ET L'ARRÊT DES MONTAGES JUDICAIRES. La plus vieille démocratie d'Amérique Latine continue, en toute impunité et dans le silence effrayant de la communauté internationale, sur le chemin des plus sombres dictatures. Nous ne sommes plus beaucoup à être dupe de la farce démocratique des républiques électoralistes, et pourtant nous déplorons que ces seuls attributs, la démocratie écrite dans la constitution d'une part et un semblant d'élection d'autre part, suffisent à absoudre tous les crimes commis en leurs noms. Il faut alors rappeler ceci : si on additionne les crimes, les exécutions, les assassinats, les disparitions, les cas de tortures et les déplacements forcés de population des dictatures des années 70-80 du cono (...) Lire la suite »
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12 juillet 2009

Archibald EMOREJ
I. Fin de cycle : État des lieux. Tendus et nerveux, c'est avec rage que nous avons appris que les camarades d'Amérique du Sud n'ont pas obtenu de visa. Mexique, Colombie ou Venezuela, sous prétexte d'une pandémie de grippe tueuse, les frontières sont fermées. Par diverses sources jaillies sous nos coups de pioches répétées, il se confirme que les visas ne sont plus attribués qu'aux apparatchiks de la classe capitaliste et leur cour. Il faut, nous assure-t-on, déposer de nouveaux dossiers dans quelques mois, une fois envolée l'épidémie mortelle. Pourtant nous constatons que cette épidémie est bien moins mortelle que les guerres en cours, ouvertement, légalement, et bien moins mortelle que les guerres sales et cachées. Nous ne sommes pas sûrs que cela soit le problème le plus important des camarades (...) Lire la suite »
11 février 2009
Horizon Colombie (IV)

Archibald EMOREJ
État de Norte Santander, Cúcuta, frontière avec le Venezuela. Don Reynaldo, ses enfants, ses anciens. Don Reynaldo est le fondateur de la fondation Albergue de paso para desplazados y población vulnerable el Buen Jesus. Le titre, un peu long, a l'avantage d'éclaircir les motivations du bonhomme quant à son implication sociale dans le quartier. Les populations vulnérables en question sont les anciens en situation d'extrême pauvreté et les enfants abandonnés. Cúcuta détient le triste record du taux le plus élevé de séropositifs et porteurs du virus VIH en Colombie. Nous sommes assis avec don Reynaldo à son petit bureau, dans la cour de la maison qu'il loue dans un quartier populaire de la ville. Derrière, les enfants préparent des décorations pour noël, des petits sacs faits de tissus récupérés et (...) Lire la suite »
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28 janvier 2009

Archibald EMOREJ
« Dans les rangs populaires, rien de semblable. Là on se bat pour une idée. Là on ne trouve que des volontaires, et leur mobile est l'enthousiasme, non la peur. Supérieurs à l'adversaire par le dévouement, ils le sont bien plus encore par l'intelligence. Ils l'emportent sur lui dans l'ordre moral et même physique, par la conviction, la vigueur, la fertilité des ressources, la vivacité de corps et d'esprit, ils ont la tête et le cœur. Nulle troupe au monde n'égale ces hommes d'élite. » Auguste Blanqui. Instructions pour une prise d'armes [ précisions du webmestre du Grand Soir à destination d'Alliot-Marie : la bombe atomique est cachée chez le webmestre, dans le placard sous l'évier. ] La défaite d'Israël (le retrait de ses troupes de Gaza) est une victoire pour les guérilleros du Hamas. Une victoire (...)Lire la suite »
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16 janvier 2009

Archibald EMOREJ
« Le spectacle n’est pas un ensemble d’images mais un rapport social entre des personnes médiatisées par des images. » « L’organisation révolutionnaire ne peut être que la critique unitaire de la société, c’est-à-dire une critique qui ne pactise avec aucune forme de pouvoir séparé, en aucun point du monde, et une critique prononcée globalement contre tous les aspects de la vie sociale aliénée. Dans la lutte de l’organisation révolutionnaire contre la société de classes, les armes ne sont pas autre chose que l’essence des combattants mêmes : l’organisation révolutionnaire ne peut reproduire en elle les conditions de scission et de hiérarchie qui sont celles de la société dominante. » GUY DEBORD. Les êtres aliénées ne savent se révolter que sur ordre du grand spectacle, et l'instrumentalisation de la (...) Lire la suite »
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22 décembre 2008
Horizon Colombie (III)

Archibald EMOREJ
Le problème du partage des terres et la contre-réforme agraire permanente instituée par l’État colombien sont la source principale de violence en Colombie, et ce depuis l’indépendance. 0,4% des propriétaires possèdent 61,2% des terres rurales selon des chiffres officiels, et ce fossé ne cesse de se creuser. Barrancabermeja, une des villes principales de l’État de Santander dans le région du Medio-Magdalena, concentre tous les problèmes et toutes les horreurs infligés au monde paysan en même temps qu’elle offre un paysage presque complet des acteurs et victimes de la violence en Colombie : Multinationales, paramilitaires, armée nationale, populations paysannes déplacées et guérillas.
Barrancabermeja, État de Santander, Colombie. 2008. La ville de Barrancabermeja. C'est une ville de près 300 000 habitants, tristement célèbre pour ses massacres de la fin des années 90 lors de la prise de la ville par les paramilitaires (900 morts pour les seules années 2000-01). Grand centre de production de pétrole, l'immense raffinerie se voit quelque soit l'endroit où vous vous trouviez dans la ville, avec ces cheminées brulantes qui montent au ciel, répandant dans l'air humide l'odeur caractéristique de la combustion. Ecopetrol, société colombienne qui gère l'or noir du pays est détenue, sans surprise dans ce pays vendu aux puissances étrangères, en majorité par des consortiums étrangers, nord-américains, espagnol et anglais. Aujourd'hui, malgré la loi de démobilisation, les groupes (...) Lire la suite »
6 décembre 2008
Horizons de Colombie (II)

Archibald EMOREJ
Avec les communautés indigènes et les communautés paysannes, des quartiers des villes Colombiennes résistent aussi à la pression de l’État ultra-capitaliste et au dénie de l’histoire ancestrale du Pays. Dans le quartier de Ciudad Bolivar, connu pour ses violences policières, ses disparitions de jeunes et sa problématique de pauvreté, vit et se développe le projet alternatif d’un commerce juste et d’une production d’aliments ancestraux, pour l’indépendance alimentaire, la lutte pour la récupération de la mémoire et le combat contre la fatalité voulue par l’oligarchie.
Là-haut sur la colline de Potosi, au Sud de la capitale, les rues sont de terre et de pierre, les orages semblent gronder à quelques mètres seulement de vos oreilles, et d'un regard on embrasse l'horizon de Ciudad Bolivar, ce quartier fameux, tristesse du Libertador, qui concentrent les problèmes d'un pays submergé par les déplacements forcés, d'un pays meurtri par une oligarchie hautaine et lointaine, d'un pays soumis aux diktats des pensées et des armes paramilitaires. Ici, dans les collines oubliées, 76% des familles vivent sous le seuil de pauvreté. Mais les gens vivent quand même. Les gens de Ciudad Bolivar, ce quartier de un million d'habitants qui n'existait presque pas il y a vingt ans, est un patchwork des souffrances de la Colombie, une évidence de la guerre, la guerre des armes et la (...)Lire la suite »
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16 novembre 2008
Horizons de Colombie (I)
Archibald EMOREJ
Le « problème » du travail infantile dans les pays appauvris, les mal nommés pays du tiers-monde ou pays en voie de développement – mais quel développement ?, cessera d’être un problème dès que seront reconnus les droits de ces enfants travailleurs. Dès lors accepter comme réalité sociale, reconnus comme sujets de droit, ces enfants travailleurs pourront bénéficier d’une protection juridique, alterner travail et éducation, participant ainsi à la vie de leur famille, de leur nation et intégrant leur propre développement personnel.
Sur les marchés de Bogotá, couleurs et noirceur. Les marchés de Bogotá sont pleins de couleurs et de formes inconnues aux yeux occidentaux. Ici comme ailleurs les vendeurs rivalisent de truculences et de sourires pour accrocher le chaland, on y travaille en famille, on y travaille dur, on y travaille de l'aube au coucher du soleil. Certains sont directement producteurs des fruits et légumes qu'ils vendent, d'autres moins chanceux sont à la merci des intermédiaires qui mangent tous les bénéfices. Un dictionnaire de saveurs ne suffit pas : sandia, piña, guanabana, carambolo, chontaduro, maura, patacon, yuca, papa, arracacha, mazorca, tomate arbol, et d'autres fantaisies de la nature, de quoi nourrir tout le continent, de quoi exporter et bien vivre du travail de la terre. Cela n'est pourtant pas (...) Lire la suite »
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6 mai 2010

Renán Vega Cantor
par Renán Vega Cantor (historien, chercheur et professeur à l'Université Pédagogique Nationale de Bogotá). "Pour contrôler le Venezuela, il est nécessaire d'occuper militairement la Colombie" : Paul Coverdale, Sénateur Républicain des États-Unis, Premier rapporteur du Plan Colombie pour le Sénat des États-Unis, 1998. “Bien que beaucoup de citoyens craignent un autre Viêt-Nam, cela semble nécessaire, parce que le Venezuela a du pétrole. le Venezuela a une aversion contre les États-Unis, ceux-ci doivent intervenir en Colombie pour dominer le Venezuela. Et après, l'Équateur semble aussi vital, et les indiens de là-bas sont dangereux, les États-Unis doivent là aussi intervenir dans ce pays. (...) Si mon pays dispense une guerre civilisatrice dans l'Irak lointain, je suis sûr qu'il peut aussi le faire en (...)Lire la suite »
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